L'actu…

Nous sommes tous concernés par cette maltraitance institutionnalisée et le non-respect des droits du personnel en situation de handicap.

« On est très proche du harcèlement moral » : dans le Gard, une prof handicapée dépourvue face à son rectorat »

Article de Libération du 30/06/2022

Sandra Vetier-Rey chez elle dans le Gard, elle est enseignante au CNED d’économie et de gestion dans l’académie de Montpellier. Elle souffre de fortes douleurs très handicapantes dans le bassin et la jambe droite, dû à une maladie rare. Gard, le 29 juin 2022 (David Richard/Transit pour Libération)

Fin mars, elle reçoit un courrier qui fracasse son fragile équilibre : le rectorat de Montpellier lui annonce que son poste adapté n’est pas renouvelé.

Ses espoirs reposent désormais sur un recours contentieux déposé le 22 juin par son avocat, Me Charles Galy. «Cette action devant le tribunal administratif est la cinquième que nous menons depuis deux ans, explique-t-il. Il a fallu se battre pour ses conditions de travail, ses horaires, son matériel… On est très proche du harcèlement moral. De telles situations sont désespérantes et épuisantes pour les agents concernés.»

Son de cloche très différent du côté du rectorat de Montpellier : selon Alma Lopes, la DRH, ce serait Sandra Vétier-Rey qui aurait préféré mettre fin à son travail pour le Cned, car «elle ne s’y épanouissait plus», affirme-t-elle à Libération. Cette version est contredite par les documents que nous avons pu consulter. «Les enseignants en situation de handicap éprouvent parfois un sentiment d’injustice, poursuit la DRH. Mais le rectorat s’emploie à leur offrir un accompagnement sur mesure.» L’académie de Montpellier ne dispose que de 60 postes adaptés, alors qu’elle compte 1 600 enseignants handicapés. Difficile de savoir combien, parmi eux, souhaiteraient travailler à domicile.

En feuilletant son épais dossier, Sandra Vétier-Rey se remémore les tracas qui lui ont pourri la vie. Comme la panne de son ordinateur qui l’a coupée plusieurs mois de son travail, de ses collègues, des informations internes… «Le service informatique du rectorat m’a répondu qu’il n’y avait pas de maintenance à domicile pour les profs handicapés», se souvient-elle. Elle évoque aussi ces longues années d’attente avant d’obtenir l’aménagement de son poste de travail, chez elle : «J’ai reçu en juin l’équipement complet, juste au moment où l’on me dit que je vais retourner en présentiel !»

«Maltraitance terrible»

Le cas de Sandra Vétier-Rey serait loin d’être une exception, comme le prouvent les témoignages publiés en ligne par l’Association nationale des travailleurs handicapés de l’éducation nationale, sous une photo où il est inscrit : «Qui peut enseigner en saignant ?» Professeure de lettres près de Bordeaux, Florence Dumas-Castets a cofondé ce collectif il y a trois ans. Elle résume : «Parmi nos 360 adhérents, certains vivent des situations très dramatiques, ne peuvent plus travailler et quittent l’éducation nationale. Beaucoup sont poussés à bout et sombrent dans la dépression. C’est une maltraitance terrible.»

Cette enseignante pointe notamment l’incapacité de l’administration à aménager les postes de travail en classe ou les horaires des personnels porteurs de handicap. «Tout est compliqué, même obtenir un siège. Partout, on constate des problèmes de réactivité, on nous oppose sans cesse un manque de moyens. Rien n’est prévu de manière pérenne.» De plus, ces postes sont non renouvelés. «Des enseignants handicapés sont donc contraints à demander un temps partiel, ce qui entraîne une importante perte de salaire. En d’autres termes, on nous demande de financer notre handicap, analyse Florence Dumas-Castets, qui vit elle-même cette situation. L’éducation nationale veut employer plus de personnes handicapées, mais le reste ne suit pas.»

En effet, l’Education nationale n’atteint pas les 6% de travailleurs handicapés prévus par la loi dans les effectifs des entreprises privées ou des structures publiques. Dans le préambule du «Plan pluriannuel d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap et d’inaptitude 2020-2022», Jean-Michel Blanquer, à l’époque à la tête du ministère, écrivait : «Pour l’année 2019, le taux déclaré est ainsi de 3,85% quand il atteint 5,61% dans l’ensemble de la fonction publique. En la matière, nos résultats sont donc améliorables.» Dans ce document, il était question pour le ministre «d’être exemplaire» face à l’intégration des personnels concernés.

En février, 300 enseignants handicapés lançaient un SOS à Jean-Michel Blanquer ; leur lettre ouverte demandant davantage de dialogue et de prise en compte de leurs besoins n’a eu aucune réponse. Un autre courrier a récemment été remis à Pap Ndiaye, nouveau ministre. Pour l’heure, c’est aussi resté lettre morte.

https://www.liberation.fr/societe/education/on-est-tres-proche-du-harcelement-moral-dans-le-gard-une-prof-handicapee-depourvue-face-a-son-rectorat-20220630_NGDYLJAVYJGCFLPLEBOPYEY72U/?fbclid=IwAR11Qqo-241cdK9YuIhrS2SmCfbGwWdUOhjaftU0EUJA09juydTPbI0q6wE

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Note de l’auteur : Le technocrate est un animal à sang froid… 

(Ce ne sont pas précisément ses propos, mais c’est le message reçu…)

Education Nationale : les personnels en situation de handicap en détresse

L’Education Nationale donne le mauvais exemple : ses personnels handicapés pâtissent d’un manque criant de dialogue avec les services de leur institution où aucune politique en leur faveur n’est mise en œuvre. Beaucoup sont à bout de souffle. L’ Association Nationale des Travailleurs en situation de Handicap de l’Education Nationale) a adressé une lettre ouverte à M. Blanquer.

Le Club de Mediapart, Billet de Blog Anthen association, 11/03/2022

https://blogs.mediapart.fr/anthen-association/blog/110322/education-nationale-les-personnels-en-situation-de-handicap-en-detresse?fbclid=IwAR1Zqiw0lBUldXuFClMSkqroOq9XdAqpt8x8GRbQr1SO8uBihr_XIOvb_pw

Education : le SOS de 300 profs handicapés en détresse

Les enseignants handicapés, grands oubliés de l’école inclusive ? 300 d’entre eux adressent une (énième) lettre ouverte au ministère de l’Education pour réclamer l’instauration d’un dialogue et une prise en compte de leurs besoins. Coup de gueule !

Article du 9/02/22 sur handicap.fr

https://informations.handicap.fr/a-education-sos-300-profs-handicapes-detresse-32333.php

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BILAN SOCIAL DU MEN 2019-2020

La politique du handicap : données de 2018

Nombre d’agents en situation de handicap : 37 417 dont 78,3 % de femmes, 51,3 % ont de 41 à 55 ans et 33 159 sont titulaires de la RQTH mais seulement 632 ont été reclassés ou assimilés.

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Demande de rv à M le député F. Ruffin (janvier 2021)

Quelques points développés :

  • Nous n’avons pas de médecine du travail
  • Notre santé est maltraitée (long combat pour obtenir un aménagement de poste, recommandations des médecins n’ont pas de valeur d’obligation, situations aggravées par la Covid…)
  • Les personnels sont maltraités (« nécessité de service » entraîne des refus d’aménagement, paroles blessantes de la hiérarchie et de certains collègues…)
  • Nous n’avons pas d’interlocuteur (à la déclaration de notre rqth, personne ne prend contact avec nous, disparités de prise en charge suivant les académies…)
  • Pas d’argent pour nous ! (personnel en situation de handicap mis en concurrence pour les allègements de service car « trop de demandes et pas assez d’argent », plus d’un an pour obtenir un ordinateur portable ou un siège adapté…)
  • Et si nous ne pouvons plus rester sur notre poste ? (postes adaptés peu nombreux, pas de droit au bilan de compétences, aucune aide particulière pour changer de poste…)
  • Nos retraites sont menacées (nous finançons nos temps partiels, retraite anticipée garantie que pour une minorité…)
  • Monsieur Ruffin, nous sommes épuisé-es. Épuisé-es de nous battre dans le vide, épuisé-es du mépris qu’on nous renvoie, épuisé-es d’être les boulets d’un système à bout de souffle alors que nous demandons simplement la possibilité de faire nos métiers correctement en obtenant de quoi atténuer au maximum nos difficultés. Epuisé-es de voir toute la publicité qui est faite autour de l’inclusion des enfants dans un système qui exclut les adultes porteurs de handicap. Nous voudrions véhiculer l’idée que le handicap n’est pas un frein, qu’on peut exercer un métier comme celui d’enseignant malgré tout. Mais il faut bien le dire, les seuls qui nous aident lorsque nous sommes à bout, les seuls qui ont un peu de compassion, ce sont bien nos élèves.

Mon handicap, j’en ai parlé,

et rien n’a changé !

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Prise de contact avec Valeurs mutualistes de la MGEN

(novembre 2020)

Présentation de l’association Anthén et demande d’un contact référent MGEN

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1er SALON Messenger Anthén

Le jeudi 29 octobre 2020, à 20 h, nous avons organisé un salon de discussion vidéo sur le groupe Facebook « Anthen : parlons handicap et ald des personnels de l’EN », groupe privé réservé à nos adhérents.

Pourquoi ce salon ? Pour donner une nouvelle possibilité de parole à nos adhérents, discuter des orientations, des priorités à gérer, impliquer davantage celles et ceux qui le souhaitent dans les actions.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

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BONNE RENTRÉE 2020 A TOUTES ET TOUS !

Communiqué de Presse Anthén pour les personnes vulnérables

Fichier PDF communique de presse final rentrée 2020.pdf

Le SNALC a partagé notre communiqué : https://www.snalc.fr/national/article/5882/?fbclid=IwAR3VZiMlR_HZmYXbk8MDs9A4sxpWMKxkSec6ldBw6varviW_0ylygCWJCR0

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VISIOCONFERENCE du 11 juin 2020 AVEC M STUDER, Président de la Commission éducation et culture à l’Assemblée Nationale

Ce jeudi 11 juin, nous avons enfin pu honorer notre rendez-vous avec M. Bruno Studer, président de la commission éducation et culture à l’Assemblée Nationale. Notre rendez vous virtuel a duré un peu plus d’une demi-heure. Nous avons commencé par présenter l’association et les 5 membres de son bureau, ses objectifs, et avons affirmé la volonté d’un contact pérenne avec M. Studer.
Le Prof Bashing très en vogue ces derniers jours, qui nous touche particulièrement dans les rangs des personnels qui ne sont pas encore retournés travailler en présentiel. Nous avons rappelé le travail important que nous avons tous fourni depuis ces 3 derniers mois, et la nécessité de ne pas stigmatiser davantage les personnels fragiles. Nous avons d’ailleurs signalé que certains d’entre nous ont du rester chez eux, faute de compatibilité entre le protocole sanitaire et l’aménagement de poste, aménagement parfois clairement refusé au nom du protocole.

L’inquiétude des collègues pour la rentrée prochaine. Des élèves atteints de handicap prioritaires pour le retour en classe, mais l’absence totale de vision quant à l’accueil des collègues atteints de handicap ou en ALD. Nous formons des futurs citoyens, et il est nécessaire qu’ils soient aussi confrontés au handicap et à la diversité des situations, y compris en classe.
La nécessité de service invoquée par certains chefs d’établissement à réception des préconisations d’aménagement de poste par les médecins de prévention, et le refus de les mettre en œuvre, qui reste légal mais qui nous semble inacceptable.
L’absence de médecine du travail, et la pauvreté de la médecine de prévention, notamment dans les académies du sud du pays, qui n’ont parfois plus de médecin, ou un seul pour 80000 agents. Nous avons dénoncé la hiérarchisation des maladies et des affections, la négation parfois violente des maladies et affections pourtant attestées par des spécialistes , afin de ne pas aménager trop de postes ou de ne pas accorder trop de « faveurs » aux agents. Nous avons demandé à ce que soit entamé un travail sérieux de fondation d’une véritable
médecine du travail (et non de prévention), humaine, formée, efficace.
La suppression des CHSCT, qui nous inquiète car nous sommes désormais sans garde fou et sans protection quant à nos droits en tant que bénéficiaires de la RQTH ou de l’ALD. M. Studer, qui a voté la loi et ne peut donc appeler au retour des CHS, a promis un point d’étape au bout de 3 ans de fonctionnement afin de regarder l’évolution de la situation des personnels.
La fin des CAPA qui rend opaque l’attribution des bonifications au titre du handicap et plonge les agents dans une grande incertitude.
La réforme des retraites, qui nous obligera à travailler plus longtemps, alors même que nous aurons parfois du mal à travailler jusqu’à 60 ans. A cela M. Studer répond que la loi est encore sur le bureau du Sénat et qu’elle prévoit tout de même des « dispositifs prometteurs » en faveur des personnes handicapées. Ce n’est pourtant pas ce que nous avions compris !
La rémunération au mérite : nous avons signalé que nous en serions automatiquement exclus, faute d’heures sup dans le second degré, de capacité à en faire toujours plus, de prendre plus de responsabilités.

Nous avons demandé la mise en place d’une réelle politique du handicap au niveau national qui englobe des allègements de postes en nombre suffisant, des correspondants handicap formés et capables de nous accompagner sans jugement, une véritable information sur nos droits lorsque nous déclarons notre handicap ou notre ALD, des chefs d’établissement ou de service formés également à nous accueillir sans nous regarder comme « des épines dans le pied de l’EN », une gestion humaine et non plus seulement comptable de nos difficultés.

Bien sûr, nous n’avons pas de réponse à nos questions. Cependant, M. Studer a proposé que nous nous rencontrions ultérieurement pour reparler notamment de la médecine de prévention. Il a noté nos témoignages et ce que nous pouvions vivre au quotidien, quelles étaient les difficultés que nous rencontrions, et s’est montré intéressé et concerné. Il nous a également encouragés à rencontrer d’autres parlementaires dans nos régions, ainsi que des sénateurs. Nous leur avions déjà envoyé un courrier, nous allons les recontacter.
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AUDIENCE auprès du DSDEN adjoint -Académie de Bordeaux

Le 20/03/20, nous avons présenté l’association Anthén à M. Fabre, DSDEN Adjoint et Mme Coste, Cheffe de la division des affaires générales.

A l’issue de cette rencontre, M. Fabre s’est engagé à ce que tout nouveau personnel en situation de handicap qui se déclarait dans le 1er degré, recevrait un courrier d’information sur les personnes référentes (correspondante handicap, médecin de prévention, assistante sociale…) pour favoriser les démarches.

M Fabre a proposé de nous rencontrer à nouveau pour faire le point sur des situations non résolues de personnel du 1er degré.

page pratique spéciale coronavirus

>>>>>>cliquez ici>>>>>>>>
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Coronavirus :
les profs atteints par des pathologies invalidantes très inquiets…
Leur association nationale, ANTHÉN,

a saisi le ministère.

Communiqué de l’association ANTHÉN
27/02/2020

Avant même qu’ils apprennent le décès de leur collègue de l’Oise, les enseignants de l’association nationale ANTHÉN, qui regroupe des personnels de l’Éducation nationale handicapés et frappés par des maladies chroniques et invalidantes, ont fait part de leurs inquiétudes auprès du Ministère de l’Éducation nationale.    
« Une certaine inquiétude est en train de saisir nombre de nos collègues touchés par des problèmes de santé chroniques souvent en liaison avec une affection de longue durée alors que se profilent les risques d’une pandémie, conséquence du coronavirus. » avons-nous écrit à la direction des ressources humaines.

En effet, les experts médicaux indiquent que « les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires sont les plus menacés par une issue fatale, devant les diabétiques ou les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques ou d’hypertension ». 

Nous devons ajouter que la prise de certains traitements, comme les immunosuppresseurs, ou une pénurie possible de certains médicaments augmenteraient particulièrement la mise en danger des collègues concernés qui se trouveraient en contact avec la maladie.

Aussi, dans un souci de prévention, nous avons demandé, à la DRH du ministère, de bien vouloir nous indiquer les conduites spécifiques à tenir par mesure de protection, par les collègues  porteurs de maladies invalidantes à risques, qui auraient des probabilités d’être confrontés au virus.

Tous les personnels adhérents d’ANTHÉN, présentent leurs condoléances à la famille, aux amis et à la communauté éducative de notre collègue de l’Oise.

-début février 2020
Les réponses reçues après l’envoi
de notre position sur les retraites

La prise de contact de Benoit Teste, secrétaire général de la FSU
– accès en cliquant sur ce lien >>>>>

– janvier 2020
Notre contribution
sur la question des retraites

Dans le prolongement du manifeste revendicatif qui avait été la première expression concrète de notre groupe, nous avons, de manière collaborative, élaboré une réflexion/prise de position sur le douloureux problème des retraite.
Douloureux parce que, encore ici, la double peine pourrait bien nous être réservée : recul des conditions générale, plus pour nous, les incertitudes et difficultés nouvelles en raison de nos état de santé.

Notre contribution a été envoyée aux ministères concernés, ainsi qu’aux parlementaires qui avaient manifesté de l’intérêt pour nos premières actions.
Toutes les Fédérations et syndicats de nos champs d’activité seront également destinataires.

Cliquez sur ce lien ou sur l’image pour avoir accès au texte

– 10/1/2020
le DGRH adjoint,
interlocuteur d’ANTHÉN

Nouveau courrier du ministère en date du 10 janvier 2020.
Le DGRH adjoint prend acte de notre volonté d’être une force de proposition et nous assure vouloir porter attention à nos contributions.
Notons, qu’à ce jour, le secrétariat d’Etat aux personnes handicapées est resté sourd et muet à nos correspondance.

– 28/11/2019
premier contact sérieux
avec le ministère

Un courrier signé par le chef de cabinet du ministère, en date 28 novembre 2019, nous est parvenu en retour de notre information sur la création d’ANTHÉN et notre volonté de devenir des interlocuteurs reconnus sur la question du handicap et de la maladie invalidante des personnels.